Archives d’Auteur: Sighild

À propos de Sighild

Une Celte passionnée, analysant parfois trop, curieuse et toujours avec des idées parfois farfelues. Végétarienne, mélomane, poétesse et renouant avec la Nature et ses cycles. Ce blog est mon repaire, parfois un peu fantasque, échevelé, alambiqué et souvent très spontané. A vegetarian Celtic lady, roaming on the Earth and a stargazer, passionate, sensitive, sometimes a warrior. This blog is my lair where I play with concepts, words, thoughts and dreams.

Intra collision: getting rid off labels

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In French

Chers lecteurs (ou à moi-même, j’ai l’impression vivace d’écrire sur le Net mais qu’en fait je suis un peu dans la même situation que Cassandre), voici un blog en français (je sais, j’ai trop la flemme mais l’hiver et le stress ont consumé mes forces vives et il me reste à me reposer et à me ressourcer, ce que je fais actuellement.)

J’ai décidé de publier en français sur plusieurs choses : pêle-mêle, on va retrouver les païens et païennes qui soit se croient prêtres et prêtresse de je ne sais quoi (j’ai beau être une personne en quête perpétuelle de spiritualité, il n’en reste pas moins que je suis également une personne sceptique prête à tout remettre en question), soit les païens néo-fascistes, racistes, plus que patriotes, très passéistes, les personnes qui disent aimer les animaux (et qui en plus sont païennes) mais qui en consomment et pour qui la boustifaille à la gauloise (je caricature à peine) représente un mode de vie et une pensée païenne alors qu’eux-mêmes disent que le paganisme c’est d’aimer la nature et de la respecter (ils ont dû juste prendre Gaïa et le reste est superficiel). Pêle-mêle, on va aussi trouver les métalleux, les gothiques et les végéta*iens et végans. Pour le moment, je n’attaque pas trop les minimalistes ni les personnes dans la démarche du zéro déchet. Voilà, l’introduction est terminée, passons aux hostilités.

J’avais déjà envie (si ce n’est déjà initié en fait) de tacler (pas par méchanceté, mais par colère) les païens (je me considère comme polythéiste, et encore, je serais peut-être plus hénothéiste, mais si on se réfère au titre du post, j’ai décidé de jeter à la poubelle toutes ces étiquettes). Pourquoi tacler les païens alors que je suis entrée dans le paganisme depuis environ 4 ans ? Tout simplement parce que pour certaines personnes, elles ont découvert la lumière, peut-être même la voie de leur vie (et tant mieux pour elles) mais qu’il y a quelque chose qui au fond de moi m’a interpellée.

Je me souviens en particulier d’une personne qui est entrée assez jeune dans le paganisme et la « sorcellerie » (elle préférerait parler de « sourcellerie »), bref on va parler de spiritualité « alternative » (cette personne expérimente en peu d’années divers courants et libre à elle de faire ce qu’elle veut mais je suis sceptique et j’y vais au fond d’elle comme une frustration dans sa vie réelle qui se reflète dans sa pratique ; soit, cela doit être le cas pour une partie de ces personnes). Qu’elle soit attirée par divers courants, je comprends mais à la longue, je me demande si le fait de toujours acheter du matériel, des pierres, des ouvrages et de tester une nouvelle pratique (spirituelle, de développement personnel, etc) ne relevait pas plutôt d’un phénomène complexe au niveau psychologique (et spirituel pour le coup). Je vais prendre sa défense pour montrer qu’aussi dans la vie on peut se tromper, prendre un chemin pour tester et en retirer une quelconque leçon, juste pour voir, et puis on repart sur un autre chemin car il y a une sorte d’insatisfaction. Comme si ce n’était jamais assez, comme si également on n’avait pas atteint une transcendance, comme si on en avait jamais assez.
A ce moment-là, je pense à mon ex qui se disait « magicien » (ou « sorcier ») et qui était également magnétiseur (lecteur de cartes, il avait étudié le Tarot, par exemple). Une fois qu’on entre dans le monde de l’ésotérisme (ah voilà, c’était ce mot-là précisément qui me manquait ! Damned!), on ne peut plus faire machine arrière et il y a comme une sorte d’ivresse à être dans ce monde, qu’il est nécessaire de bien se protéger. Soit. Personnellement, étant inculte et venant d’une famille modeste et dont la culture est modeste mais pas abrutie non plus (désolée si mes ancêtres sont choqués par mes termes, je ne compte pas les offenser), je n’aurais jamais cette prétention de détenir un savoir, une expérience qui ne seront jamais les miens. Je préfère faire preuve de prudence et de modestie. Et j’ai mon propre chemin. Au Diable les étiquettes, les chemins tout tracés, les dogmes, mes règles. Oui à l’appropriation personnelle, sans pour autant faire preuve de bêtise. Soyons honnête et authentiques. Tant qu’on le peut.

Je m’égare. Alors je récapitule : les païens qui se permettent de te faire la morale, qui ne t’écoutent pas. Mais il y a un point plus grave que je souhaite aborder de suite. Je voudrais parler d’un certain groupe Facebook (il y en a sûrement d’autres mais j’ai en tête un groupe en particulier) qui prêche un paganisme libre, mais bizarrement très orienté pro-Europe (pourquoi pas mais les publications sèment un étrange sentiment qu’on est en présence de personnes aigries de ce monde et qui ne voit que le côté négatif de ce monde, certes, en perte de repères et de valeurs mais la faute aux médias et à plein d’autres paramètres) et dont les commentaires sont parfois plus douteux : on assiste à un océan d’insultes envers les « bobos » (l’insulte suprême pour ces supers guerriers qui se sont trompés d’époque), les « gauchistes », on a aussi des références aux « bronzés » (quand l’administrateur poste des vidéos de chants russes ou cosaques), les Africains, les « bougnoules » et autres « yupins » (comprendre les Juifs). On se demande qui sont ces gens. Pour moi, il y a de la provocation et un sentiment de Frane profonde qui ne se manifeste pas facilement, soi-disant cultivée mais dont les esprits baignent souvent dans les idées nauséabondes.
Ce qui est amusant c’est ce soi-disant amour de la nature mais on ne crache pas sur la charcuterie, car attention le Français est un Gaulois. Sérieusement ? D’une, je pense que l’image du Gaulois est plus que fantasmée ainsi qu’erronée, mais qu’en plus on ne prend dans nos racines et origines que ce qui nous arrange pour faire passer l’idéologie dangereuse de la race pure européenne (surtout pas de métissage ouhlala sinon on va perdre notre culture ? Et la liberté de vivre et d’amour dans tout ça ? Ton cœur a des yeux tels des scanners de code-barre ?
Ce qui est encore plus risible (étant féministe), c’est le genre de publication émanant d’un autre groupe Facebook « Filles d’Europe » où on voit des images vantant la beauté académique du peuple slave, ou du peuple scandinave, ou du peuple balte, ou encore du peuple celte. Bref, la femme se doit d’être belle, féminine mais avec une once de détermination (surtout chez les Scandinaves, car il y ait les Skjaldmö). On est proche de la représentation de la femme chez les monothéistes du Livre, sauf que dans le paganisme, elle a un rôle moins de « ménagère » soumise mais la féministe que je suis trouve que la représentation de la femme faite par ce groupe vantant un paganisme un peu trop patriotique est encore trop « judéo-chrétienne » : la femme est maîtresse du foyer, elle assure la bonne entente mais bon sang, elle n’est pas subalterne à l’homme non plus. Disons également que les rôles de chaque sexe se retrouvent bouleversés depuis environ 40 ans.

Alors si c’est ça être païen (et moi je m’obstine à m’appeler polythéiste, ça fait moins païens contre chrétiens et autres monothéistes du Livre), je trouve que ces paganisme aux relents racistes et discriminatoires se tirent une balle dans le pied. Et je ne vais perdre mon temps avec ces gens.

Finalement, je pensais quitter l’Eglise pour en retrouver une autre. Et si j’étais une « sorcière » (le terme est mal choisi) solitaire ? Parce que le druidisme que je voulais tester me paraît assez erroné alors que mes origines sont celtes.

Je passe du paganisme aux musiques dites « sombres ». J’ai pas mal de contacts sur Facebook qui sont dans la culture dite « gothique » (oui car ça ne veut plus trop rien dire). J’ai longtemps beaucoup écumé énormément de forums dits « gothiques » voire métalleux (parce que j’écoute aussi du métal, moins qu’à une époque) et certains commentaires m’ont mise mal à l’aise, certains sont aigris de la vie et si c’est ça être gothique, en plus d’être plus que nostalgique et d’oser tout le temps dire que la vraie musique gothique, c’est le duo post-punk/coldwave et qu’on ne va même pas voir les autres styles des autres cultures, je suis désolée mais moi qui pensais trouver des gens cultivés, intellectuels, posés, intéressants et ouverts d’esprit, je me suis lourdement trompée. Ou alors je n’ai pas trouvé les bonnes personnes. A croire que les bonnes personnes sont très rares.

Les gothiques, raffinés ? Juste par l’accoutrement, et encore. Cultivés ? Ce serait dur de ma part de l’affirmer mais certains et certaines, tu as envie de leur dire qu’ils feraient mieux d’aller claquer 100 euros en livres et CD plutôt que dans les fringues du Grouft ou autre boutique (zut, le Grouft, ça existe encore ?).
Pour ce qui est de la musique, la musique gothique typique rock gothique dans la veine des années 80/90, je la trouve parfois très ennuyeuse, peu inventive. Pendant des mois, je me suis réconfortée avec de la dark/néofolk et un peu d’heavenly voices. Et beaucoup de métal, qu’il soit black ou du doom. Ou encore folk/pagan.
Pour arriver à la conclusion suivante : je suis bien plus qu’une étiquette : je suis un kaléidoscope de curiosités, d’envies, je ne suis pas monolithique ni monochrome (ah yes, je l’ai faite celle-là ^^). Pour preuve : j’écoute aussi beaucoup de jazz (mais ma culture est pauvre), de musique de relaxation, de musiques du monde (d’où le côté kaléidoscopique)

Les métalleux ? Je vais faire court, j’ai beaucoup de choses à dire (pas que sur eux) mais on a parfois droit à de beaux clichés. C’est un peu ridicule. Mais je suis persuadée qu’il faut un peu trier en fait.
Là où ça me gave c’est le type métalleux blasé avec son humour cynique, ses pseudo envies de suicide, le monde est pourri etc. Si le monde est si pourri, c’est ton mode d’être ou tu es si mal que tu dois toujours le dire que le monde est pourri (bon d’accord, il y a pas mal de pourriture en ce monde mais si on se focalisait un peu plus sur le positif ?). Tu fais suer. Je ne te dirais pas de sourire mais plutôt de te confronter aux autres points de vue et que cela te fasse cogiter. Et ton putain d’élitisme, tu peux te torcher avec.

J’ai aussi été élitiste. Je nuancerais que j’ai une certaine curiosité intellectuelle, musicale, culturelle et que certes je ne connais pas tout (sinon je m’ennuierais) mais que je ne supporte pas toujours les imbéciles heureux, encore moins quand ils viennent me faire la morale ou me donnent la sensation d’être infantilisée.

Passons maintenant à la culture végane. Je ne sais si je dois parler de culture, de mouvement (car il y a un côté idéologique et politique). Je suis végétarienne à tendance végane car je suis en transition et je sais qu’elle va être longue. En effet, à la base je suis une « carniste » (oh le vilain mot !), une « viandarde ». Petite, j’adorais la charcuterie, le canard, la volaille, les sucreries et je détestais les légumes et je ne mangeais pas assez de fruits même si je les aime. Encore aujourd’hui, j’ai plus le réflexe de manger des yaourts véganes que des fruits crus (alors que ce sont eux les meilleurs pour ma santé de manière générale). Aujourd’hui, je dois avouer que j’ai dû craquer au moins 5 fois en 4 ans de végétarisme, j’ai eu des semaines où côté végétalisme j’étais plus bonne et d’autres où c’était la catastrophe et je le vivais mal.
Pour évoluer dans cette démarche d’abolition des produits animaux et d’origine animale dans ma vie de tous les jours, je n’ai pas été aidée par ma famille ni par mon compagnon, puisque je suis la seule végéta*ienne dans ma famille et ma belle-famille. Et c’est dur. Le fait que cela soit aussi dur a fait de moi un personnage sec et buté mais en ce qui concerne les produits laitiers, je suis encore souple. Mais tout de même, c’est difficile, surtout pour les fêtes de fin d’année.
Ce que je trouve difficile c’est de suivre les nouveaux posts et commentaires sur Facebook, car le réseau social me propose d’entrer dans plusieurs groupes afin de m’aider à abandonner petit à petit (certains aimeraient tout de suite) les produits d’origine animale. Je me suis rendu compte que certains véganes ne valaient pas mieux côté what the fuck que certains « omnivores » (on pourrait appeler certains « carnistes ») côté bêtise et entêtement.
Là tout de suite maintenant je ne vais pas rentrer dans les détails mais une chose sur laquelle je ne lâcherai pas le morceau c’est que manger de la viande est un choix personnel. NON ! Puisque la viande provient d’être sentient et intelligent, le manger n’est plus un choix personnel car on a mené la bête à l’abattoir, le plus souvent sous la contrainte, la violence. La viande est le résultat d’une violence qui est complètement aseptisée, voilée, cachée. Et le pire c’est que tout le monde (même moi après 4 ans de végétarisme) souffre de dissonance cognitive. On aime les animaux de compagnie mais par contre il est normal (clin d’œil à Cristina Cordula qui était interviewée par Jean-Marc Morandini) que ces animaux-là meurent pour nous. Je repense aux dires d’une personne dans ma belle-famille « la bête se sacrifie pour nos besoins ». NON ! ON la sacrifie pour nos besoins, on la soumet à nos soi-disant besoins alors qu’il a été prouvé qu’on peut se passer de produits carnés (encore plus vu la pollution qu’on a causé sur les terres, dans l’air et dans les océans) et même de produits laitiers.

Tout ça pour faire un constat plutôt amer : j’ai côtoyé plusieurs mouvements/cultures pour en finir presque dégoûtée. Et pourquoi ? Parce que l’être humain est très ambivalent et qu’en groupe, il peut parfois révéler sa pire facette.
Qui suis-je ? La somme de toutes ces expériences ou ce constat qui a pris 10 bonnes années de ma vie et qui me mène davantage à entrer dans une sphère où le développement personnel, la remise en forme, la nutrition, l’écologie et le droit des animaux ainsi que le mieux-être ? Quelle serait la prochaine étape ?

Suite au prochain post ?

PS : n’hésitez pas à réagir, j’aime interagir 🙂

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Last months as a wide and fast flowing river

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Hello dear readers,

I can’t imagine how long I have been away from my lair and this makes me feel I’m now growing old. I shouldn’t say I’m older, but definitely I’m not as young and fresh as I was seven years ago.

Well, what about catching up? I wish not to mention the killings which saddened my country and all the killings making this world a hell as I’ve come to the conclusion that as a pessimistic and melancholy person I should try another way, for the better, but not only for myself. Reading many blogs and some books or even attending some short lectures about well-being and self-development were triggers on the way to self-betterment.How many times have I felt awful, because of myself but also because of others (and some of those others shouldn’t matter that much in my mind)? It was about time to seriously move forward, on many levels and in many fields.

As I’ve been struggling to move forward, sometimes I felt awkward, clumsy, ridiculous even. Last year, I had to commute two hours a day to and back for work and I can tell you that time was hell. My nerves were put on trial and it happened that I had to be on short sick leaves to recover a bit. That was not enoug: I was preparing to sit exams to get a brighter professional situation. In the beginning of that school year, I had come to the conclusion I would not have enoug time to sit this exam.

What sparked a sudden of change of mine was when I was visited by a colleage (the headmaster intended to help me with the visits of this person) for maybe the 5th time. I was feeling so exhausted and in a deadlock where I was stuck and couldn’t improve my teaching that I decided on a rash to make some space for the preparation of this exam. By the way, as long as I can recall, I had enrolled for both exams: one for secondary and high school and the other I hadn’t intended to prepare, for vocation high school.

I wouldn’t dare to admit it was not so hard. It was but my professional began to matter more than the lessons I could teach, even more when my boyfriend does the same job. Indeed I was feeling awful and felt my efforts didn’t pay much. If I hadn’t shaken my sad and frozen mind and recalled the dull life I had led when I had been a student, I would have regretted it as I’m speaking of today. Because my efforts, at last, are starting to pay. I have passed this exam but not the one I prepared myself for. But who cares?

I remember when I had to sit for the written part, when I had to compose in English a literary commentary or something similar, I had a moment when I was out of the thinking process. I was wondering what I was doing here. When I handed in my copy, I felt crappy. I came back to my aunt’s place and phoned boyfriend to tell him I was disappointed and puzzled. He managed to reassure me but still I felt disappointed.

The next day, I had French literature. The same for the oral part, I managed to feel better as I was writing the draft paper. The more I was writing, the more satisfied I felt. Surprisingly (or not) my best grades can be found in the French part, not in the Englis part. Surprising? Well, maybe not so much but anyway I did it! 🙂

Now I am back in my city and doing what I may call a probation year. My colleagues are nice, I have fewer hours of teaching but so much work!!! And of course it stresses me like hell! Even if I am a bit of a grumpy person I can’t say I’m unhappy: I have a cat, a supportive and encouraging Dad, I think of my Grand dad when I need spiritual help, a wonderful boyfriend, a great flat (even if next year, if all goes well, I plan to move into a house in the countryside), a better salary, my health is better than last year, boyfriend is sitting this exam in the hope to be in the same situation as I’m now (even if he will have more teaching hours and less days of training).

There’s one flipside to this coin though: friends and social life in general. It’s true we have holidays but these holidays are busy with work (not all days) and in general you are  mostly drained and need to recover; and as far as I’m concerned, I can’t keep thinking about it and it’s so hard for me to stop thinking. I am doing some sports in a sport centre and it’s not so easy to be regular about it. Well, at least I’ve decided to pay for this sport centre where I can go as often as I want. I’ve taken zumba lessons back, I’ve started Pilates (it is quite complementary to the Yoga I practised two years ago) and mean to start Piloxing in January.

I have decided to come back on my blog to instil more life into it. I first write for myself, to leave a trace somewhere and it is a good means to have a reflection of what’s been going on in my life, in my soul. If some detractors, hard-mouthed »invisible » visitors think that I like to show myself, well, you’re wrong. At some point in someone’s life you need to a few steps back and have the big picture, reflect on it and move forward without forgetting what has made us, in good or ill.

There’s a moment in 2016 (of course I was going to mention the end of this rock’n’roll-ish year!) when I felt quite at peace. July and August were great months in this year. At last I could see a friend of mine I hadn’t seen in 8 years in Spain (well, I was ill and the heat was much too much for me), we had wonderful moments in Puy du Fou (two days out of the madness of this world) and 6 days great days in Britanny. On leaving Britanny, stress came back and some tears streamed on my cheeks. I need Britanny. And we are going to have 3 days there, again because it’s vital for me.

There were some moments I don’t wish to relive at all. And at the surprise of some friends, I can’t describe the intricate situation. It’s over, too much and unnecessary pain. Surprise, I am naturally pessimistic person but I don’t want to linger on the negative days whatsoever.

I now yearn for more time and availability for my soul to dedicate hours of my week to spirituality. I recently read an article about Angerona, the Goddess of Rome, great at managing anxiety and inspiring silence and quietness. I may have found another deity to dig on. At some point I started to realise I would need Hestia on my side. My home matters and thisis my shelter from this post-modern world. What about Hekate? I have tried but fear that my call to her is unadequate and awkward. And perhaps I need counselling? As far as I can see, Athena remains the One for me. I often link her to Hermes for a better and more efficient communication (my profession is deeply linked to communication). I might have called Odin, as I need wisdom and a protector, a guide. nonetheless, I am not too keen on this connection as I mostly fear him. Though Athena is distant, I feel her warmer and kinder. And now, my heart says to my mind: » maybe Grand Dad has been playing the same part as Athena ».

Athena is my leader, not my master. I abhorre the term « master ». I am Celt and it’s a bit strange that I’ve been thinking about building a little altar (or temple) dedicated only my ancestors as in the Ancient Roman way, with dar red, plants, wood sticks and candles. So far, I just have my Grand Dad’s picture, with his smile in the Mona Lisa manner. I wish I could have known him…

For a time I have been into lithotherapy and I still carry stones with me to get protection and stamina. I’ve been a terrible witch recently, I’m not connected to lunar cycles and haven’t celebreated any new Pagan celebreations (because I don’t know how to do and don’t want to celebreate alone). I’m candles short but I burn sage and incense (maybe it’s no good for my health). And I have many books waiting to be read.

I haven’t prayed but recited names repeatedly in times of acute stress or despair. I haven’t proceeded to a grand purification of my home but burnt sage and incense. I haven’t prayed while having a shower but tried to focus on greater and positive energies to fill me up with strength and clarity of mind. And before sitting my oral exam of French literature, I cheered myself up inside « haut les coeurs » in my mother tongue. In the car I listened in a holy way to Wardruna’s songs to give me strength and stamina, and some courage too.

I haven’t danced for Apollon or Osiris or any God or Goddess to send thanks but I have attended a joyful gig in my hometown and my soul enjoyed it as it brought some sun to this winter.

I haven’t written but I have read and pleasure has been present. It’s harder now. Though it’s harder I’m trying to rekindle this pleasure.

Time stands as ever grander, more fleeting and more inevitable in the frustrations He has left me in this life. Though I have frustrations and some regrets and some wounds, I have seen that I’ve walked a way that resembles me more than some years ago. May it go on this way in a broader and deeper sense now 🙂

Read me soon (I may have other stuff in store for you)

 

SighildIceland, a land of unearthed treasures (link to Icelandic enchanting music)

 

La myrtille : comment allier l’utile à l’agréable

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Un fruit que je ne mange jamais en tant que tel (mais j’aimerais tant)

[Books of] Dante

Myrtille_baies

Tout comme la bruyère, la myrtille s’est vue affublée de diverses appellations parmi lesquelles on rencontre souvent celles-ci : raisin des bois, raisin des bruyères, brimbelle, brembelle, airelle noire, etc. En allemand, elle porte le nom de heidelbeere, mot formé sur la même base que heidekraut, la bruyère. La myrtille est donc la « baie des landes ». Quant à l’anglais, il lui donne le nom de bilberry. Berry – qui signifie « baie » –, se retrouve dans strawberry (la fraise), cranberry (la canneberge), etc.
Chez nos voisins anglais et allemands, il est donc question de baies dès lors qu’on évoque la myrtille. Mais qu’en est-il de ce mot, myrtille ? Il provient du latin myrtillus, issu de myrtus qui signifie myrte. Pour qui connaît le myrte, le rapport avec la myrtille peut facilement sauter aux yeux : ces deux plantes ont en commun d’avoir des baies de forme et de couleur assez…

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Voie guerrière, la guerre contre soi-même

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Prendre du recul

L'Antre de Morrigan

« We can learn to recognize when we are at war with ourselves,
and decide to pause and deepen our attention. » – Tara Brach

Notre quête du soi sur la voie guerrière doit être bien équilibrée. Tantôt nous devons apprendre à faire la paix, tantôt nous devons chasser ce qui est inadéquat. Peut-être que la différence se situe dans la manière de procéder ?

Le travail dit « sombre » (jungien), sur nos peurs, nos doutes, nos défauts, notre psyché, etc, nous met face à nos faiblesses, nos angoisses, et autres. Oui, nous sommes tous faillibles. Oui, nous avons tous des défauts. Mais quelle approche sera la plus efficace pour ne pas recommencer ? Faut-il se taper les doigts à la règle comme les anciens maîtres d’école ? Est-ce que cela rentre mieux ? A priori non ;  a priori, cela sera même contre-productif car ça fera naître un cycle de culpabilité, de…

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[Upset] Starting from Scratch again

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*Beware, I just need to let go of what boils in me, things have to be written*

Hi dear readers,

I have had no time recently to get back to blogging about what life throws at me. And this year has not been an easy one: resignation, a demise, not feeling well at the workplace, feeling crap and the feeling of having always been the one who does not speak and the one who has to listen because she can fit in even though I tried. Many feelings (anger, sadness, bitterness, self-hate, low self-esteem, etc) have run through my soul and some seem to like lingering.

My job AND the working conditions have always angered me. It implies the need to talk about it, when you are feeling down. What has always struck me is that it seems that talking out about it is a taboo. Some people might retort; ‘But hey why don’t you quit your job and start doing something else?’ This angers me like hell: ‘Hey you, who the fuck you are to give great advice? Are you in my shoes, do you know me better than I do? Do you think it’s easy as ABC to quit a job as if by magic? So do it yourself then if you think that’s soooo easy. For fuck sake, just have a clear look at statistics: how many people on the dole? How many people struggling to find a job meeting up their background, even if they are trying to lower their ambitions?’ Since I am a teacher, never have I been on the dole. Even if my work experience so far has been a bit chaotic (always underpaid), I have learnt a lot, but not always in the positive way. Hence the fact I’ve been hating human kind more and more. And sometimes, myself. And this sickening system.

Now that I am a real grown-up, I cannot stand receiving (and having to receive) so-called ‘paternalistic advice’ or mothering scolding from ANYONE! I do loathe being preached as if I were a child.

Scratch, I know you too well! Leave me alone, please as soon as possible!

Nemetona: Goddess of Boundaries and Edges, Sanctuary and Freedom Presentation

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I need to watch it later 🙂

Down the Forest Path

I had a wonderful time yesterday at the Leaping Hare Pagan Conference in Colchester, Essex.  I was honoured to be asked by the organisers at the end of last year to present, give a talk on the goddess Nemetona after having received requests throughout the year following the release of my second book, Dancing With Nemetona: A Druid’s Exploration of Sanctuary and Sacred Space.

It was a really enjoyable experience. I have been going to Leaping Hare for many, many years now and there is a real community spirit, a real sense of well-being and support. Thank you to everyone for your kind words, messages and emails following the talk – may we be the awen!

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Still Busy but Digging New Musical Treasures

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Good evening folks,

I hope you are doing fine. As for me, I am trying not to sink again, seems I’m fighting quite alright but inside I sometimes want to die to be born again. Isn’t it surprising if I admire the phoenixes so much?

It’s not the best music I found today but it reminds me of how much I miss reading about shamanism. I miss studying esoterism and spirituality, praying so much. Being a teacher is no fun when you start, sometimes it’s a real bore or even an ordeal. I may sometimes want to die when getting up from my bed. So weird and creepy. Well, maybe I’m scared and courageous at the same time or a bit masochistic?

Today me and boyfriend invited his family (his father died from cancer one month ago) at your place. The weather had been awful and at some point I started to behave like a social awkward person. Starting to get my lessons prepared for tomorrow while they were still at our place.

I’m so fatigued and bored. Wanna feel pumped up once again.

Take care dear readers.

Sighild

XIII in Tarot: great changes stormed in for some improvement

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Hi dear readers,

I just managed to find some time to have some rest and start blogging. I missed that a wee bit and here I am. I have many things to talk about as recently my father-in-law died from lung cancer, and it happened more quickly than expected. Well, deeply within myself I did hope (perhaps a bit too naïvely) he would live longer. I did think this way because he was most of the time smiling, quite welcoming and he even cooked me some vegetarian pasta (I am the only one who is vegetarian in both families). I really appreciated his accepting my vegeterian way of life (even if there are some loopholes I’m not satisfied with, but that’s a long path to becoming what you want to be) and when I ventured about my disillusions (or should I rather say my disenchantment), he told me not to lose hope and that one day things will fall properly into place. He may be right. And I miss him. I wish I could get to know him more and better, despite his flaws.

His demise came the same day when I handed in my resignation letter via e-mail. When I received my boyfriend’s short message that he had jsust died that morning, I started to be nervous. I was working on my lesson plans and I was working so slowly as my mind was overwhelmed by uncontrolled emotions and I felt that my life became so twisted and darker. Most of the things happening to me was unfair. So unfair that my health started to wither. My mind grew darker, I felt sadder with each day passing by, I managed to continue work but deep inside I want to leave everything behind, scream that this life was so unfair. I tried to reason myself and that time will be the only efficent healer in this messy episode of my life. I was right to stand firmly against the storm trying to knock me down.

So, what has changed? No more work crushing me down, I am no more always an aggressive and hypersensitive person who feels she is always in danger. My relationship is breathing, my bank account is a bit upside down (I loathe money issues) but my health is slowly recovering and I am getting to chat a bit with my new colleagues. I am improving as a teacher and I sometimes find real pleasure in preparing lesson plans and in teaching of course 🙂

Some changes are draconian and violent. I hope that my father-in-law now « lives » in peace and protects us with his love. I wish I could get to know him but Destiny has decided otherwise.

On a more positive note, I am sometimes grumpy because of our jobs (we do the same job me and my boyfriend) as it is time and energy-consuming. Sometimes I feel it is eating my relationship. Things are not settled for good yet. I cannot wait for us to get a more stable situation. I want us to move to a house in the countryside but not too far from the city. We can’t even take advantage of the advantages of our city life. There are some venues but we can’t even go there because of some fatigue, because we always have something under way.

But also a frustration 🙂 I wish I could have more time for writing. I remember a good friend of mine talking about Gala Darling’s website when she informed about Mercury Retrograde (which I fear everytime it happens). I wish I could write more about my feelings, my emotions, my impressions and thoughts about life, or some poetry in English or in French, some quotations, etc. And I wish I could say « I love you » to my boyfriend. Been 10 months we are together 🙂 Sometimes I am amazed at the fact I am with him because when we were flatmates I started to harbour some feelings towards him, I felt more beautiful, more desirable, more loveable. Something sparkled inside me when I saw him. I remember when he came into the room where we had a meeting. My lips drew a smile and I could’nt control it. I was falling in love while being in a relationship which didn’t really fit me. Many things were overwhelming me: work, the load of work stuff to prepare, the fatigue which was growing controlessly. It was getting darker but he was the light. Yet I dropped. So badly. At some point when I was near to wanting to die, I remembered him and thought it was just a shame I couldn’t stay. And as I was feeling extremely bad, I said to myself « You will meet another guy, there are other guys out there ». I couldn’t envision anything positive. Not to feel any worse, I pushed that crush away from my life not to feel any sadder.

As life is not always so harsh, I am now with this man. And there many days I am amazed that I can be with him, living in the same flat (with a cat! Another dream come true!) and having some projets for the near future. I am grateful that Destiny (or life or whatever) allowed me to be happy in love. As it was almost never the case. Sometimes I am grumpy at my man and I shouldn’t. Seems I’m not used to this life. But it’s real. Our life (our lives) has not always been that easy but we are still standing. And I always will think about my father-in-law. Life is so short and we waste by cluttering small destructive talks/words/feelings and we should be kinder/nicer and take more time to talk with honesty not to have heavy hearts and to avoid storing hard words.

Now I want to look forward and ahead. I want to breed love and share it with the ones caring for me and my family.

Take care!

Sighild

ouroboros

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Quite complex but a very interesting article 🙂

Sesquiotica

Does this word have a familiar ring to it? A tale come round once again?

It’s a riverrun of a word, a liquid motion. The four rings rolling past o o o o make me think of the Lazy River, a waterpark feature that runs in a never-ending ring; you grab an inner tube and hop in and ride it, around and back to where you started and, if you so wish, around and around again, like an Escher staircase. Everything is downstream from everything else, and upstream from it too.

Well, yes, I’m referring as much to the sense as to the form. The word does seem as though it could start and end in other places – souroboro, osourobor, rosourobo, orosourob, borosouro, oborosour, roborosou, uroboroso – and it would be equally inscrutable, but it is the endless, self-feeding ring that it names that truly comes to mind: the…

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[Need to Vent] Cold and Hot Wind to Blow

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Evening dear readers,

I’m here again to vent as I need it so much. The changes that have recently occurred in my life are making me a madder, angrier, more revolted person than ever before. Mad at myself, mad at the French bureaucracy, I’m going nuts. I’m overworked and an overwhelming load is smothering my poor struggling brain, even at night around 3 o’clock in the morning when I should be sleeping. I’m not, I cannot stop thinking, like riding in the wind at no avail with weak legs.

This madness is seething in my whole being: backaches, always hungry and thirsty (even more when it’s not going well with my students), very poor nights, so much stuff under way both for work and our flat. And to top it off, a person sorta close to me won’t be healed and cured from cancer. That came out like a knife stabbing my soul. This year has started as a thunderstorm. The lesser matter is that I have to struggle to get things fixed about my salary. Money matters are getting slightly annoying at the moment.

I would so much like to get more relaxed and merrier, more cheerful but I can’t. And I have to be patient to enjoy a calmer time within a week. One week to go, can’t wait for this nightmare to end.

May Athena be blessed and guide my soul for a greater stamina in order to achieve satisfactory tasks.

Sighild