Tarot (noir) et Empereur

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Bonjour à vous chers lecteurs et chères lectrices.

Pour une fois, je vous consacre un court billet en français car ce que je vais écrire est très spontané (comme souvent, je crois).

Ceux et celles qui me suivent plus ou moins régulièrement ont dû noter que je m’intéresse à la tarologie et à la taromancie (je préfère ce terme à la cartomancie). Hier, j’ai craqué pour un nouveau jeu (voir mon précédent billet, en anglais) : le Tarot Noir de Justine Ternel et de Matthieu Hackière, publié aux éditions Véga. Certains ou certaines doivent savoir qu’en ce moment un projet appelé Projet Tarot 40 a vu le jour grâce à Rapha (que je remercie au passage pour la création du projet, ainsi que son lancement). Bien sûr, je ne participe pas mais ce matin, une envie soudaine me démange, et ce même si je suis un bébé dans le domaine de la tarologie (et de la taromancie).

Parlons maintenant de la lame à l’étude ces jours-ci ; l’Empereur. Si l’on s’en tient à la structure du Tarot de Marseille (j’évoquerai sans doute plus tard en éditant celui du Tarot des Druides, qui suit la structure du Rider-Waite), l’Empereur est la lame IV, chiffre symbolique de l’être humain, du plan terrestre. Il suit l’Impératrice (ou La Dame dans le Tarot des Druides ou Druidcraft Tarot pour les anglophiles dont je fais partie). L’empereur se tient debout, le regard tourné vers la gauche (ici, je ne ferais pas trop dans l’analyse car je risque de fausser la perception et le contenu de la lame), la main gauche sur sa ceinture doré (donc au niveau des reins, qui serait, d’après ma lecture matinale, un signe de maîtrise de libido débordante, à creuser plus tard). Il est plus ou moins « assis » (un peu comme les chanoines qui devaient se tenir en station debout dans le chœur d’une église mais qui s’appuyaient en réalité sur des stalles magnifiquement sculptées dans le bois) et un écusson représentant un aigle (symbole de puissance, d’action, de souveraineté et de force) est à ses pieds. Dans sa main droite, il tient un sceptre, symbole de souveraineté royale, voire impériale, si l’on reprend la figure de Charlemagne.

Et j’y viens à ce fameux Charlemagne qui a inventait cette idée folle qui est l’école ! Bon, je crois plutôt que l’école est une invention aussi vieille le monde, rendons à César ce qui est à César. Trêve d’humour, je crois très sincèrement que cette lame condense en elle le pouvoir du plan terrestre, avant de pouvoir ensuite accéder à la lame V qui condense plutôt le pouvoir spirituel par la figure du Pape. Elle montre également qu’un souverain possède une belle expérience en tant que souverain guerrier, avec ses victoires comme ses défaites et que ces expériences d’homme d’action lui ont permis d’acquérir les compétences nécessaires pour régner avec légitimité, autorité et justice.

Dans cette lame de pouvoir terrestre, nous avons une figure masculine qui a guerroyé, qui a souffert et a fait presque preuve d’abnégation pour conquérir des terres, « harmoniser » un royaume, l’unifier. Et cela ne se fait pas sans peine, même à l’époque contemporaine. On pourrait, d’après une autre mordue de tarologie, reprendre la figure de Louis XIV ; et en tant qu’angliciste, je n’ai pas très envie d’y inclure Henry VIII Tudor mais plutôt sa fille Elisabeth Ière, qui a sacrifié son pouvoir maternel pour unifier l’Angleterre qui avait été déchirée par les guerres de religion ; sans doute a-t-elle mûri cette décision au vu de l’histoire familiale (une mère accusée à tort de haute trahison, d’inceste, d’adultère et de sorcellerie et un père colérique, parfois violent et impulsif et limite tyrannique). Dans le groupe Facebook du projet dont je parle plus haut, j’ai pensé de manière on ne peut plus spontané à Saint Louis. Je ne sais vraiment si mon idée sortie ex nihilo ou presque tient mais je crois pouvoir affirmer que l’idée n’est pas inintéressante dans le sens où Saint Louis (ou Louis IX) était un roi très aimé, qui appliquait la justice sous un chêne (si mes souvenirs d’écolière sont encore bons) et il était donc un homme très pieux, prêt à défendre la Chrétienté envers et contre tous. C’était par conséquent un homme sage. On retrouve la plupart des traits de « caractère » de la lame IV mais Saint Louis se démarque tout de même par sa piété très soutenue (il se flagellait mais là je laisse le soin aux historiens d’apporter leurs précisions nécessaires en commentaires).

Si l’on reprend la figure de Charlemagne, on peut faire un lien entre la numérologie de la lame présente à l’étude et la lame qui la suit : le Pape (avec le numéro V, chiffre que je maîtrise moins en numérologie et en symbolique tout court). Le politique et le religieux sont assez proches et ont des intérêts communs.

Affaire à suivre ! 🙂

 

PS : j’avais dit article court. Et bien non, incapable de me tenir à ce que je dis en préambule ! 😀

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