De l’inutilité d’écouter les bien-pensants

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En ce lundi de mai digne d’un hiver farceur et pas drôle du tout, je souhaite laisser aller mon fiel et ma colère sur mon blog. Non pas pour le polluer de cette colère, de cette irritation provoquée par certaines personnes qui s’érigent comme des modèles quasi-messianiques sur des questions morales, éthiques, nutritives (oui, chers végans aussi improductifs que les FEMEN, cet article va également à votre encontre), religieuses, spirituelles, culturelles. Comme je risque, à mon grand désarroi habituel, de partir dans tous les sens (et non pas en vrille), je vais procéder par point :

  • Ethique humains versus animaux

Je commence par le point le plus difficile pour moi. Pour remettre les pendules à l’heure et clarifier le propos de départ, je me sens obligée d’évoquer mon changement de mode d’alimentation (et non de régime alimentaire, je ne suis ni en camp de concentration ni même en projet de perdre ou de prendre du poids).

Cela fait environ 6 mois que je suis végétarienne (je compte également les quelques semaines d’omnivorisme en conversion végé, j’étais presque végétarienne). Ce choix s’est opéré après un minimum de 5 ans de réflexion sur la souffrance et les maltraitances animales infligées à des animaux qui n’ont pas le pouvoir de se révolter contre l’atrocité finale qui les attend, telle la solution finale. Alors certains omnivores vont se sentir visés, accusés, coupables (parfois pour de bonnes raisons) ; d’autres omnivores vont te culpabiliser avec la sempiternelle image ô combien ridicule du cri de la carotte (vous avez fait quoi pendant les cours de sciences naturelles ? Les carottes n’ont pas de système nerveux). Puis ça va partir en vrille, genre si tu veux vraiment vivre selon les convictions que tu défends et prônes, vends ta voiture, mange du foin, habille-toi et vis comme à l’époque de Néandertal. On croit halluciner devant un tel ramassis de propos orduriers sous des dehors moqueurs se revendiquant comme la norme acceptée et acceptable.

Je suis une très jeune végétarienne. L’été n’arrivant pas, je commence à me lasser de ma propre nourriture et j’aurais actuellement la même sensation si j’étais restée omnivore. Au début, sûrement par inexpérience et effarement devant mon ancien carnivorisme redoutable (je détestais les légumes, maintenant c’est le contraire), je me suis mise à crier ma colère devant l’industrie de la viande et ses atrocités dignes de l’Holocauste. Pour moi, c’est toujours un meurtre que de d’abattre une bête qui se débat, de manière aussi froide et clinique, encore plus quand dans certains abattoirs les employés font preuve d’une cruauté sans pareil, certainement par perversion sadique ou frustration liée à leurs conditions socio-professionnelle ou autre.

J’ai deux amies végétariennes, certains amis sont omnivores mais mangent peu de viande (ils feraient la fierté d’un naturopathe qui m’a permis d’y voir plus clair dans mon alimentation, même si ce n’est pas toujours évident avec un budget ultra serré). Depuis, je me suis calmée côté militantisme virtuel. Je vis mon végétarisme et certains l’acceptent très bien, sans qu’on ait à en parler. J’apprécie quand cela peut se passer ainsi. En revanche, quand les débats s’éternisent, que l’omnivore en face de moi me fait la morale (je ne ressortirai pas les habituelles raisons, les arguments que vous devez connaître), que pour éviter le clash j’essaie d’être calme, diplomate et de ne pas m’énerver et qu’au final, on ne trouvera jamais un terrain d’entente (et pourquoi devrais-je me soumettre à l’avis de l’autre ? Pourquoi ne peut-il pas accepter mon choix ? Parce qu’au fond c’est peut-être ça le problème : le végétarisme a beau dater de l’Antiquité, il s’étend depuis quelques années mais reste confidentiel, parfois marginal)

Pour tenter de conclure ce point : je ne vous impose rien mais retenez-vous avec vos blagues pas drôles sur le végéta*isme et tentez plutôt de comprendre pourquoi des gens comme Leonard de Vinci, quelques philsophes grecs, Anne Hathaway, l’actrice de Bones (Deschanel), Jared Leto, Gandhi, certains sportifs (et oui, il y en a plus que l’on n’ose le croire) sont devenus végétariens, végétaliens, voire végans. Est-ce que c’est parce qu’on nous impose toujours un mode alimentaire que l’on se doit de le suivre et tomber dans la malbouffe que l’on ne doit pas réfléchir à une éthique du boire et du manger ? Réveillez vos sens et vos consciences, le changement passe également par l’assiette et le mode de vie.

  • Morale

Parlons morale. Cela pourrait rejoindre le véganisme = le fait de ne plus consommer ni même porter toute production animale ou d’origine animale (partielle ou totale) mais j’avoue que j’en ai ma claque d’aborder ce sujet parce que ça me crée des nœuds avec des gens qui se mettent eux-mêmes sur un piédestal et s’érigent en héros incompris supérieur de la cause végane. Au moins, MagickJack milite avec humour, ironie, sarcasme et je préfère ce genre de discours que certains groupes Facebook où tout est écrit en majuscules (vous avez fini de hurler ? Alors plutôt éteindre votre ordi et vous occupez des animaux maltraités), ou postent des images très choquantes avec des légendes ultra culpabilisantes (alors que je suis végé donc je ne participe plus à ce massacre) dans le but de faire vomir ou de secouer les cerveaux, les cœurs afin de changer et d’arrêter cette holocauste animale. Je m’oppose de plus en plus à ce modus operandi en général improductif et très stressant. Ça a marché sur moi fut un temps, mais même problème qu’avec les FEMEN : il serait bon de penser à d’autres modus operandi (et là je m’excuse pour mes carences en latin, on ne peut pas être omniscient). Nous vivons dans une société de l’image où nous sommes constamment stimulés par nos sens (surtout la vue et le neuromarketing pourrait être bien plus dangereux que l’on ne le croit). N’étant plus intéressée par la télévision (mon cerveau reste disponible pour des sujets plus intéressants ou pour créer, ça fait du bien 🙂 )

Je pourrais évoquer la GPA, le mariage pour tous, le besoin de transparence dans la gestion des finances publiques et du patrimoine de nos dirigeants.

Et que dire de nous autres petits humains sans grande prétention ? Sommes-nous réellement des êtres moraux ? Quelle morale avons-nous, défendons-nous ? Est-elle « vierge » de tout prosélytisme religieux ? Et dans quel cadre pouvons-nous appliquer la morale ?

Vaste débat que je ne souhaite pas commencer ici.

  • Culturelle

Récemment, on m’a fait le reproche de paraître sur des forums trop intellectuelle, avec un français trop « propre » (comprendre : je ne fais pas de fautes d’orthographe et j’ai un langage châtié, propre, parfois un peu trop soutenu pour un forum), de paraître pédante. Je constate un décalage presque affolant entre les personnes (d’un certain âge mais pas que, fort heureusement) cultivées qui se cultivent, cultivées et qui se reposent sur leurs acquis (c’est vrai que passé un certain âge …), peu cultivées et qui pètent plus haut que leur cul (allez, avouez, on a tous été coupable d’avoir péché ainsi, non ?) et les personnes qui prônent l’inculturation ou l’acculturation, peu importe le terme : certaines personnes sont fières de faire du bruit médiatiquement parlant (via tous les média possibles)

  • Religions et poids de leurs dogmes dans nos vies

Ce point rejoint quelque peu celui sur la morale. Ici, je voudrais davantage tacler ces religions qui ont des branches extrémistes : christianisme et ses dérivés, islam, judaïsme (qu’il est toujours mal vu de critiquer). Je voudrais rebondir sur ma parenthèse. En effet, dès qu’un fait divers sordide (ou pas) concerne un coupable d’origine maghrébine et musulmane (bon, je pense qu’il y a quand même des Maghrébins agnostiques, athées je ne sais pas, on en parle jamais), la communauté musulmane est implicitement montrée du doigt. Je dirais que c’est lié à l’Histoire et là je n’ai pas assez d’arguments pour lancer un débat profond et intéressant sans que cela parte en vrille. Autant débattre avec un minimum de connaissances et avec des gens qui savent prendre du recul et ne pas trop camper sur leurs avis (en gros, les extrémistes ultra, nationalistes, racistes et autres, vous n’êtes pas de la partie)

Ce qui me choque avec une certaine personne qui poste des articles avec une légende très verbeuse c’est ce clivage Juifs et musulmans. Je ne cherche pas à lancer un pavé dans la mare (quoique cela est déjà fait aux yeux de certains) mais à comprendre, sur divers plans, pourquoi les Juifs sont toujours protégés et les musulmans toujours attaqués. Certes, certains le méritent : Merah (pour ce qu’on en sait), les tendances wahhabites, fondamentalistes, salafistes et j’en passe. Les Taliban ont occupé une certaine place pendant un moment dans notre monde occidental pour qu’on assimile toute personne orientale à un potentiel terroriste. Merci aux médias (tous plus ou moins contrôlés par les Etats-Unis et ses lobbys) de nous laver le cerveau avec de la désinformation qui sent l’eau de Javel. Toutefois, en tant que femme, j’ai été draguée sur le plan professionnel après un entretien téléphonique par une personne maghrébine et ce n’était pas la première fois. Je tiens à nuancer que des Français de « souche » (aucun racisme dans mes propos, je tiens juste à démontrer que le racisme n’a pas lieu car la connerie est partagée par TOUTES les cultures et TOUTES les nationalités) m’ont draguée de manière « lourde ». Ah, que cela manque la séduction subtile mais pas invisible et que le monsieur qui séduit ne fait que proposer et laisse le libre choix à la dame. Maintenant, c’est la drague mode « paye ta schneck » et dès que tu ne réponds pas aux avances d’un primate, tu te fais traiter de salope, grosse pute, etc. Mais si je suis une salope selon ton ensemble de « valeurs » (de dont je doute), alors pourquoi me dragues-tu, petit con ? Ou alors tu cherches réellement une salope, et dans ce cas, je t’invite à draguer les clones de Nabilla et autres pisseuses maquillées comme des camions volés.

En parlant de dégradation du niveau de français et du niveau culturel proposé par les médias (je serai davantage plus véhémente envers le petit écran que la radio, même si certaines radios ont, à mon sens, aucun intérêt), nous assistons à un biotope de plus en plus ennuyeux, flashy, creux où évoluent des microbes répondant aux appellations suivantes : métrosexuels, hispster, pétasse, modeuse super matérialiste, rocker à la noix, émo en pleine crise d’ado (quoique, ça a dû se calmer), pisseuse qui s’habille comme une grande dame mais qui n’a aucune maturité ni classe aucune, beau gosse qui se greffe son Iphone (un Nabilla au masculin ?). Toutefois, ne passer se fier aux apparences. Certains peuvent (mais je doute que ce soit la majorité ou alors je devrais faire une étude socio-culturelle des jeunes de la génération 2000-2010) se cultiver, être instruits et faire preuve d’un bon sens de l’analyse du monde (complètement tordu) dans lequel nous vivons. En fait, ce monde se recentre et se condense énormément dans les réseaux sociaux, les forums mais commencent à se désincarner de sa croûte terrestre. Non mais allô on va où comme ça ?

Oups, retournons à nos moutons, euh cochons, peu importe !

Le plus dérangeant dans le christianisme, c’est la présente de l’Ancien Testament dans la Bible. Les Chrétiens ne sont-ils pas censés suivre les paroles de Jésus ? Parce qu’honnêtement, que les deux filles de Lot aient couché avec leur père pour perpétuer la race, qu’une femme violée doive soit épouser son violeur, soit être lapidée (je crois qu’on peut lire une telle aberration horrible et abjecte dans le Deutéronome), j’en passe et des meilleures. Je préfère largement un écrit comme le Cantique des Cantiques et au message général de Jésus que des écrits violents de l’Ancien Testament, encore respectés par des gens à qui on a « donné » une terre en y expulsant les habitants d’origine. Quand l’homme apprendra-t-il de ses erreurs ? La bonté étatsunienne ? Je n’y crois pas. Certes, sans eux, on serait peut-être encore dans un situation plus que déplorable mais je refuse cet impérialisme qu’on subit depuis l’Après-Guerre.

 

Article en cours de rédaction

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