Coup de gueule : RSA, pas de voyage

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Rassurez-vous, rien de bien violent qui me met dans des états digne d’un Zeus prêt à jeter la foudre sur le moindre petit mortel pris au hasard. Je ne vise personne en particulier mais la répétitivité du phénomène s’avère aussi irritante que la moutarde de Dijon (quand j’ai un peu trop forcé dessus).

Cela fait des années que j’y ai droit : viens à la maison, y a le printemps, qui chante. Non, pitié, pas du Claude François !!! Pas mal de gens souhaitent me voir mais. MAIS. MAIS. MAIS. Tadam !!! Tu peux venir quand tu veux me voir. Là où je trouve que c’est hallucinant d’illogisme c’est que la personne en question a un salaire, une situation (pas forcément élevée, mais plus élevée que la mienne avec mon RSA à moins de 420 euros par mois, sans déduction de frais incompressibles ; comprendre carburant moins 100 euros, frais de courrier, frais de transport, frais de nourriture, etc et depuis 2 mois et demi, moins 40 euros pour une connasse de taxe d’habitation) que moi je n’ai pas. En gros, t’es précaire mais viens dépenser le peu d’argent que t’alloues l’État et par conséquent, te mettra dans le rouge quand tu seras rentrée. Je ne reviendrai pas sur la polémique qui me rend complètement berserk sur ce minimum social que je touche. Je mérite mon RSA, j’ai jamais été boursière, je n’ai jamais touché un SMIC mensuel de ma vie (j’arrive bientôt sur les 30 ans), je me suis épuisée sur les RSP et ma boîte mail depuis des mois pour trouver un emploi même pas franchement transcendant. La recherche d’emploi est un poste à temps plein. La preuve, je compte me prendre des vacances, parce que je ne suis plus la cadence et ma mémoire flanche.

On me propose toujours de venir, on me dit que je suis la bienvenue bla bla bla. Bla bla bla. Oui et toi avec ton salaire que j’aimerais avoir, ça te dérangerait de venir me voir, moi, pour une fois dans ta vie, dans la ville qui m’a vu grandir, où j’ai fait mes études, où je cherche du travail, où je suis revenue après des séjours à l’étranger ?

Je pue, c’est ça ? Quel est le problème ?

J’avoue, là je me lâche, j’en ai ras la casquette (cela n’a pas tout à fait rapport avec le thème de mon coup de gueule, juste que les questions d’argent ça pourrit les relations et le moral). Je vomis le système administratif français, toute cette paperasse à garder, à ranger, à classer. J’aimerais bien bouger moi aussi, sauf que j’en ai pas les moyens : la vie augmente, mais les salaires et minima sociaux stagnent, voire on a davantage de taxes qui nous tombent sur le coin du nez. Par exemple, un livre se voit affubler de 7 % de TVA, alors que ça a toujours été 5 %. La TVA, après une belle baisse (mais qui n’a pas eu l’effet escompté par le gouvernement ni l’industrie de la restauration) a été augmentée. Sous Sarkozy, on parlait déjà de la TVA augmentée à 21 %. Tout augmente, sauf les salaires du peuple. En revanche, les salaires des patrons, hauts fonctionnaires (et ceux de l’Europe c’est encore pire, pour avoir visité certains bâtiments de l’Union européenne), ça augmente. Logique ? Non, inique et lamentable.

Alors avec tout ce que je viens de débagouler, j’estime que non, ce n’est pas à moi d’aller me déplacer. C’est un peu de trop. Pendant des années, j’ai beaucoup donné à certaines personnes, mais ces personnes restaient immobiles dans leur bulle, n’étaient pas franchement réceptives à ce que je disais ou dégageais. Avec le temps, on voit qui sont réellement les personnes avec qui tu chemines, avec qui ou grâce à qui tu évolues ; ces personnes-là, je constate leur richesse d’âme petit à petit et ça c’est un des grands plaisirs de la vie d’adulte.

Non pas que je fais preuve d’ingratitude, plutôt de pragmatisme. Également d’un certain scepticisme concernant les relations humaines. Certes, les relations entre individus ne sont jamais réellement équitables, justes, pesées, etc. Toutefois, quand ça va toujours dans un sens, je me pose énormément de questions.

Pour clôturer, je n’aime pas forcément montrer un visage plus sombre et plus ronchon mais cela fait partie de ma personnalité, de toute personnalité : la vie est une suite de montagnes russes. Tellement d’événements, de décisions, qu’elles soient politiques ou mercantiles (ou autre) me donnent toujours plus l’envie de révolutionner le monde. Si peu de valeurs morales, d’entraide, d’amitié, d’amour, de joie. Devenons des guerriers de la lumière, cessons de nous complaire dans nos coups de gueule et tentons d’apporter nous-mêmes des solutions à nous-mêmes et à autrui. Non à la résignation, oui à l’action, oui à l’élévation de la voix du peuple/des peuples et non au sanibroyeur/rouleau compresseur néo-capitaliste/libérale conduit par les banques (et autres illuminati ou personnes d’influence pas nettes du tout).

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