[en cours] Elevons-nous les uns les autres

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J’avoue que j’ai du mal à attendre demain pour poster un nouvel article. Demain est l’ouverture d’une semaine où je serai aussi occupée qu’une ministre. Alors autant aller plus vite que la partition que j’allais planifier.

Avant de m’exprimer, j’aimerais partager les pensées de Maxime Ginolin, créateur de MagiCJacK TV et ardent défenseur de la cause animale. Voici une de ses dernières interventions, clôturée par une citation : La bonne façon de critiquer est d’encourager

Ne vous imaginez pas pouvoir améliorer les autres en soulignant sans cesse leurs imperfections.
Pourquoi est-ce qu’une personne serait motivée de s’améliorer puisque vous la critiquez ? Si vous avez déjà une si piètre opinion d’elle, pourquoi ferait-elle des efforts ?

Si vous critiquez régulièrement quelqu’un, il devient complètement démotivé. Et vous obtenez l’effet contraire de vos critiques. C’est-à-dire que plus vous critiquez et moins la personne veut s’améliorer. Critiquer est une mauvaise méthode dans la grande majorité des cas.

Pour obtenir quelque chose des autres, il faut les encourager même si la réalité n’est pas tellement fameuse. Il ne faut pas adopter envers les gens une attitude critique, car à ce moment-là vous les paralysez. Il est très souvent préférable de garder ses opinions négatives pour soi.
Cela ne signifie pas qu’on doit fermer les yeux et ne pas voir que quelqu’un est en train de vous faire du tort. Si vous devez absolument souligner certains points négatifs du comportement de quelqu’un, faites-le avec une grande diplomatie. Faites-le en mentionnant également les qualités de la personne. Et mettez l’accent sur ces qualités, car si vous soulignez certains points négatifs de quelqu’un et que cette personne réagit en devenant défensive, alors celle-ci ne sera pas motivée à se corriger.

En général, plutôt que de critiquer, il faut chercher à découvrir chez les autres des vertus et des qualités. Ces éléments positifs sont parfois cachés, et quelquefois la personne elle-même ne les connaît même pas. Il faut prendre l’habitude de regarder profondément dans les êtres au lieu de se limiter aux apparences. Celles-ci sont souvent trompeuses. Il est facile et peu noble de trouver les défauts. Mais pour trouver les qualités, il faut parfois une grandeur d’âme. Une fois les qualités de l’autre identifiées, il faut focaliser sur ces dernières, Ces bonnes pensées modifieront votre attitude face aux autres.

« La meilleure façon d’avoir de bonnes relations avec les autres est de se concentrer sur leurs qualités, Et ensuite de les aider à exprimer le mieux possible celles-ci. »
Allen J. BooneImage

Crédit photos : si quelqu’un connaît l’auteur de la photographie d’illustration, qu’il ait la bonté de me contacter pour que je puisse le créditer. Merci 🙂

Je me suis permis de corriger les erreurs de typographie, erreurs que je fais moi-même. Personne n’est infaillible.

J’ai souvent été critiquée ou très souvent je me sens attaquée dans ma personnalité, voire mon intégrité (surtout quand la personne me connaît peu) quand je traversais une période plutôt grise et morose que rose et bigarrée. Certes, j’ai moi-même critiqué, déçu, j’ai bien plus rarement fait preuve d’une franchise très spontanée voire brutale. Pourquoi ? Parce que je me sentais agressée. Au lieu d’extraire le mieux en moi, les personnes qui comptaient me faire réagir ont provoqué l’effet inverse. Me connaissant, cela m’a fait beaucoup de mal à moi mais également à la santé de notre relation. Il y a une expression que j’aime ressortir dans certains cas : abus de pouvoir. Abus de pouvoir dans les différents organismes de l’administration française, un ami en poste qui se fiche de mes baisses de moral parce que mes recherches aboutissent à rien, les personnes qui pensent (et qui sont jeunes) avoir tout vu, tout vécu et s’érigent elles-mêmes en docteur ès vie (en général, ces personnes feraient mieux d’aller consulter un spécialiste pour régler leurs douleurs et angoisses bien enfouies). Complétons la liste d’après vos propres expériences et vous pourrez constater que nous avons tout un chacun fait un jour cette expérience et même été ce bourreau intérimaire. Sauf si vous êtes une personne d’un naturel cassant 😉

La critique est facile. C’est un fait, un constat, nous n’y échappons pas. Le piège tendu est invisible et il est aisé d’y retomber encore quelques fois. J’aimerais reprendre la notion de nuance que j’évoquais plus tôt sur ce blog. Prenons le temps de fermer les yeux, de prendre le modèle de la chouette, respirons, connections-nous avec notre véritable Soi et la Nature. Dégageons-nous des dogmatismes, exigences perverses et vicieuse de la société de consommation, des préjugés, de notre formatage de pensée. Acceptons que certaines idées préconçues nous rassurant puissent être brisées pour voir au-delà et plus loin.

Complexe et pas facile au premier regard ? N’abandonnez pas. Se laisser pourrir (quoique, on aura toujours une part de pourriture en nous, osé-je penser) ou accepter d’accepter et de faire acte de résilience. Nous nous situons parfois, voire très souvent, en tension entre l’obscurité et la lumière. Délectation morose des deux parties ? On peut émettre un telle hypothèse.

 

Article à terminer. Suite dans quelques jours

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Une réponse "

  1. La critique est facile ? Voire. Car il faut distinguer « critique contre » et « critique pour ». La première est une attaque, une entreprise de démolition. Entre deux êtres fondamentalement différents (comme nous le sommes tous deux par exemple) ce serait chose si aisée que, précisément, elle est inutile (car, en principe, nous ne faisons des choses qu’utiles à nous-mêmes).
    La seconde est une mise en perspective, comme on présente un miroir à quelqu’un qui a besoin de se débarbouiller. Elle est un geste d’humanité.
    La première est une simple parole, la seconde une explication. La première est une offense, la seconde une aide.Les deux ne doivent pas être confondues. Je reconnais qu’en pratique, c’est moins évident. Mais il faut dépasser le côté émotionnel de la critique pour en atteindre le fondement, la raison d’être (si elle est exprimée par une personne de valeurs – au pluriel car désignant une personne se basant sur des valeurs, combien même celles-ci nous paraîtraient étrangères aux nôtres).
    Ceci pour le principe. La méthode est diverse. Douce ou brute, selon la personnalité de celui qui s’exprime (ou bien lâche ou directe, c’est selon). Je suppose que la variation dépend de l’étendue de l’argumentation. La réception, donc la susceptibilité, est variable également, selon la solidité qu’on accorde à sa propre personnalité, elle-même résultant d’un assemblage de valeurs.
    Le dernier paramètre, et le plus subjectif, entrant en ligne de compte est la nature même de la parole. Si l’on perçoit l’autre en tant qu’ « autre » justement, dans quelle mesure la moindre de ses paroles n’est pas une remise en cause de soi-même, donc une « critique » ? 🙂

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