Partout et nulle part

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Bonsoir.

Je ferai court ce soir, je rentre d’une journée où j’ai pas mal bougé et ce n’est pas qu’aujourd’hui que je cours. Je cours mentalement, physiquement, moins moralement. Pourquoi je cours ? Maintenant que j’ai permis et voiture (je l’aime ma titine, même si elle est parfois capricieuse au démarrage).

Je commence par la conséquence : je suis claquée, vannée. Peut-être pas assez pour baisser les bras, rester au lit à reprendre mon souffle. Envie de croquer la vie à pleine dent, de profiter au maximum du temps qui passe, de faire de nouvelles rencontres. De rattraper le temps perdu. Perdu à cause du manque d’autonomie géographique (autrement dit, sans voiture, je n’ai pas de vie sociale), perdu à cause de mon trop plein de questionnements, de ma détestation des gens lisses et conformes à ce que la société veut que nous sommes tous : de sages petits agneaux incapable de se rebeller contre l’ordre établi. Je suis mon ordre, je suis mon microcosme. Je n’accepte plus que d’autres microcosmes viennent empiéter sur mon univers. J’ai pris de la bouteille et mon côté têtue comme une mule bretonne ne s’est pas réellement assagi. Tant mieux, j’ai du caractère !

Certes, il y a du mouvement, je suis mon mouvement, celui qui me porte de rencontres en rencontres, d’opportunités à d’autres opportunités. Récemment, j’ai rêvé de couloirs et de portes. Je ne vois pas le bout de ce tunnel.Envie de dire « merde, faites suer », de ne plus être subjuguée à l’autre. Ne plus laisser à l’autre l’occasion de me faire mordre la poussière, de lui donner le droit de me juger, de me tester psychologiquement.

Je suis fatiguée, ma mémoire fléchit, je virevolte tel un pantin las mais toujours cette rage qui m’anime. Je n’ai plus de temps à perdre, je n’ai plus d’espace dans ce verre pour que les autres viennent instiller leurs sermons et autres prêches.

J’ai dit que je ferais bref. Cet état de fatigue avancé (qu’il va falloir que je traite au plus vite) me rend évidemment plus sensible qu’à l’accoutumée à certains traits de caractères, contextes et situations. On passera sur les transports en commun, à certains moments, je ne suis plus très sociable, voire antipathique. Ma part sombre qui refait surface par ces failles de vitalité. Et oh que je déteste les consultants RH ou autres qui se permettent de tester parce que tu es jeune dip. J’en conclus que ces personnes éprouvent un plaisir sadique à renvoyer dans les ronces des personnes mal formées au monde du travail par des universités qui ne s’intéressent pas réellement au réel avenir de leurs étudiants. Oui, j’ai souvent la dent dure mais je suis persuadée que c’est bon de l’être. Toutefois, certaines personnes font tout leur possible. Oui, je connais les nuances et oui, j’avoue que je devrais plus les mettre en valeur. Je suis exigeante, voire intransigeante mais je veux le meilleur. Parce que quand on voit les autres avoir le meilleur et soi-même avoir moins bien, ça agace.

Je dis toujours que je vais faire cours, je m’auto-censure (parce que je peux avoir la dent trèèèèèèèèès dure) et il serait temps pour moi d’aller rejoindre Morphée, j’ai l’air d’un zombie avec des cheveux tout frisottés. Vivement dimanche pour retrouver mon lit tant adoré 🙂

 

Bonne nuit les gens ! 🙂

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