Les délicats tâtonnements de l’automne

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Automne, saisons baudelairienne, romantique, parfois symboliste. Une saison intermédiaire qui ne se tient pas modestement tel un second couteau. Plutôt un seuil vers un terrier, refuge qui est propre à chacun.

Nous sommes, d’après le calendrier julien que nous avons adopté depuis des lustres (je confonds toujours avec le calendrier grégorien, dites-moi tout de suite je me trompe), encore en été. Le vent commence à tournoyer, à brasser des myriades invisibles de bactéries et autres virus que je sens, et déjà deux pharyngites l’une par-dessus l’autre. Oui mais à part la météo et le changement de saison, Sighild, avez-vous autre chose à déclamer, dénoncer ou célébrer ?

Bientôt la fin de la recherche active d’emploi. L’été a ressemblé à une friche industrielle, balayée par quelques visites en Bretagne en la compagnie d’un guide de la région. Enfin je m’immerge les pieds, tout doucement dans mon duché de naissance. Naissance spirituelle, non humaine. Oui, je suis Ligérienne sur les papiers, Bretonne de cœur, d’âme et de sang. Passage de la recherche d’emploi qui a été un parcours d’abord chaotique, puis lissé petit à petit par les rencontres que j’ai pu faire à partir de mai.

Étant parfois pessimiste ou voyant davantage le côté négatif d’un événement, je dirais que j’ai fait l’expérience de la déception, amicale avant tout. J’ai décidé de congédier de ma vie une amie, amie qui s’avère forte en paroles (ultimatum sur notre relation amicale) mais en soutien et en présence, zéro pointé (surtout ces trois derniers étés). Une autre, géographiquement proche, mais pour le reste, je me la joue mystérieuse avec toi Sighild ; je préfère rester collée aux basques de mes amis de lycée. Alors certes, on peut rester hyper proches de ces amis-là, et les autres, comptent-ils pour du beurre ou me cacherait-on une quelconque friction intérieure envers ma personne ? Un événement a fait que notre relation est devenue compliquée, tout du moins de manière implicite. A en croire mes conclusions, j’en ai plus qu’assez des non-dits et des promesses censées me rassurer. Que du mensonge, ce qui m’insupporte et me cause un courroux qui a une forte emprise sur ma mémoire. Mon cœur a une mémoire, j’oublie jamais les crasses, mensonges, trahisons, abandons.

 

Revenons à la fac plus positive du miroir. L’été a été une période où j’ai effectué des déplacements souvent à moindres coûts (vive le co-voiturage), j’ai repris quelques kilos que j’avais du mal à retrouver, j’ai pratiqué un peu de sport, de tourisme, j’ai ri, je me suis surprise à devenir plus confiante, détendue et souriante.

Brest est mon nouveau point de chute, mais quelle belle chute pour rebondir ! Certes, la ville est assez laide car fortement bombardée pendant la Seconde Guerre Mondiale, mais les Bretons savent vivre et faire montre de davantage de spontanéité que le reste des Français un peu trop engoncé dans leurs convenance judéo-chrétiennes de droite. Gageons que je retourne à Rennes, mon autre point de chute, une ville que j’aime beaucoup malgré un certain état d’esprit nocturne gâché par la racaille prônant l’inculture, ou pire, l’aculture.

Brest comme Best, reprise d’études de traduction, à moi les panneaux de direction bilingues, les fest-nozoù, cours de traductologie, d’informatique (j’espère plus de la PAO), de sous-titrage, de traduction juridico-marketing-financière-technique et rédaction. Logement fort sympathique, j’ai encore une colocataire à découvrir. Je suis davantage confiante même si je dois avouer que certaines appréhensions viennent nuancer ce vivier de nouvelles couleurs irradiant mon ciel souvent bleu, terne voire gris.

N’oublions pas les révisions ! J’ai décidé de prendre un peu d’avance même si je me demande si ça me servira vraiment.

En attendant, je tâtonne également avec Lightroom, Pixlr un peu moins, voyons The Gimp dans quelques jours. Le progrès frappe de son marteau, s’élever toujours vers une quintessence artistique personnelle. Après la boue, le chaos, les abysses, les affres de la solitude, vient la rage de vaincre, de s’affirmer et de montrer tout autant à soi-même qu’au monde entier que nous valons ce que peu de personnes peuvent prétendre valoir.

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À propos de Sighild

Une Celte passionnée, analysant parfois trop, curieuse et toujours avec des idées parfois farfelues. Végétarienne, mélomane, poétesse et renouant avec la Nature et ses cycles. Ce blog est mon repaire, parfois un peu fantasque, échevelé, alambiqué et souvent très spontané. A vegetarian Celtic lady, roaming on the Earth and a stargazer, passionate, sensitive, sometimes a warrior. This blog is my lair where I play with concepts, words, thoughts and dreams.

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