[Musique] My Body Kills EP par Say « Kiss Me »

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Mars a pointé le bout de sa truffe et bien décidé à enfin irradier nos journées s’allongeant, je vous propose de parler du projet  » latéral  » de LME (Les Modules Étranges, post/punk de Nantes)

Pour les connaisseurs, ce groupe existe depuis 4 bonnes années maintenant. Bien moins connu, leur projet Say « kiss Me » commence à s’affirmer dans une veine dirons-nous plus goth rock/wave éthérée. L’EP inauguré par une reprise de Nico laisse présager du meilleur. Et on obtient le meilleur.

Trêve de palabres, voici le lien ou les écouter : My Body Kills, Say Kiss Me

Dans un autre style, j’ai eu la révélation douce comme un lever de soleil début mars (ce qui est vrai, vous allez le comprendre en lisant plus bas) que les trois groupes du label Peaceville Records (Anathema, Paradise Lost, My Dying Bride) occupaient une place de choix dans mon univers tissés de souvenirs musicaux et d’émotions fragiles.

Le 27 février 2011, j’ai assisté à un des meilleurs concerts qui soient. Anathema en tournée mondiale avec Clover Seeds (groupe de Clermont-Ferrand) comme première partie pour la tournée française et Peter Carlssen (tout seul avec sa guitare, Suédois de son état, ceci n’est pas pour me déplaire :)). Un long concert, avec deux premières parties (et mes guiboles qui commençaient à avoir mal) et ENFIN, les génies tant attendus. Avec en ouverture les deux premiers titres du dernier opus « We’re Here Because We’re » (titre lapidaire et foncièrement affirmatif), qui ont failli me faire pleurer. La claque. 2h15 après le début de leur prestation, je vois débouler la foule (j’étais assise par terre à côté du bar, à écouter tranquillement) et oh ! le bassiste du groupe, suivi quelques secondes plus tard du guitariste (un des frères Cavanagh mais je n’ai pas retenu son prénom, mais c’est pas le chanteur principal). Wow, pas d’autres mots. L’amie qui m’a demandé si je voulais y assister était devant. Sans elle, je n’aurais pas eu cette gentille claque.

Le lendemain, lever aux aurores (j’avais assez mal dormi les semaines précédentes, vous imaginez comment c’était une torture, mais pas tant que ça au final), direction gare de Rennes et hop dans le car pour retourner sur Angers. Le bad. Mais tristesse apaisée par la beauté des paysages traversés, et ce soleil rougeoyant en réécoutant du Anathema, suivi d’Antimatter (le titre « The Art of Soft Landing » m’a arraché des larmes, intérieurement j’étais dans un état assez rare, comme si je ne voulais pas quitter cette bulle protectrice, l’Art comme Refuge). Ce lever de soleil a été marqué dans ma mémoire par l’empreinte d’Anathema. Un moment de grâce rare dans cette grisaille morose entrelacé étroitement par ces Angevins citadins et aseptisés.

Prochain billet sous peu, patience. Votre hôte prend un peu de vacances !

Bon dimanche à vous !

PS : en attendant, voici une photographie en lien avec mes propos : Tongiht, by Incredi

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À propos de Sighild

Une Celte passionnée, analysant parfois trop mais pour approcher toujours plus la sagesse, curieuse et toujours avec des idées parfois farfelues. Végéta*ienne, mélomane, poétesse et renouant (autant que possible) avec la Nature et ses cycles. Ce blog est mon repaire, parfois un peu fantasque, échevelé, alambiqué et souvent très spontané. A vegetarian/vegan Celtic lady, roaming on the Earth and a stargazer, passionate, sensitive, sometimes a warrior. This blog is my lair where I play with concepts, words, thoughts and dreams.

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