Rollercoaster

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Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’aimerais remercier une certaine petite  » fée » dont j’ai lu le blog. Après lecture de son billet, je me suis dit :  » Il faut que je puisse énoncer certaines choses que je m’efforce de taire et de tapir dans les profondeurs de mon être. Mais est-ce pour mon bien ? Vais-je payer le retour de boomerang ?

Pour les musiciens et musicophages (dont je fais plus ou moins partie), j’écris actuellement ce billet d’humeur en écoutant du Amesoeurs. J’ai laissé de côté la synth pop française qui me tient tant à cœur pour le black metal shoegaze français. Non, je ne suis point chauvine. Finalement, j’écoute des romantiques français modernes tapis eux aussi dans l’ombre.

Montagnes russes. Hiver qui s’installe et campe. Et le spleen hivernal qui nous abat avec son couvercle puissant et invisible. Douleurs psychologiques et frustrations affectives indicibles. Dont personne ne veut entendre les gémissements si authentiques et hurlants de vérité. Car nous sommes faibles, pitoyables, terriblement humains. Je ne sais pas si cela fait notre charme.

Je ne peux pas dire que je respire la joie de vivre. Et pourtant, je veux vivre, respirer le doux air de la campagne ensoleillée et chaleureuse. Je veux sentir la Nature me bercer dans ses bras, je veux rire aux éclats. Je sais que je le peux. Mais je ne le peux pas parce que la Vie m’empêche de porter ces doux fruits dont j’ai les graines en moi. Et je me suis si infertile, si indigne. Alors que j’ai une valeur, que peut-être je vaux mieux que beaucoup de personnes que j’envie, je jalouse, je déteste, je méprise, je hais.

Peu de choses me comblent. A vrai dire, peu de personnes me comblent. J’apprécie l’aide apportée par une amie car socialement, c’est comme si j’étais retournée à la case départ. J’apprécie grandement un ami qui sait me faire oublier mes soucis mais qui sait également me retourner le cerveau pour que j’essaie d’ôter cette protection invisible que j’aurais bâti de mes peurs, multiples et qui m’empêchent parfois même de respirer, qui crispent mes esquisses de sourire. Pour le reste … Ma meilleure amie est le repère spatio-temporel qui me retient aux dernières branches d’une certaine santé mentale. Ce monde me rend malade. Malade à en crever. Intérieurement.

Mais pourquoi ?

Je n’ose tout dévoiler ici. Ce que j’aimerais que vous reteniez, c’est que vos promesses d’amitié, ne les négligez pas, même 10 ans plus tard, même si vous avez changé de continent. Certaines personnes à qui vous avez fait du mal sans peut-être même soupçonner l’étendue des dégâts veulent et vous donnent une seconde chance. Vous ne la voyez pas. Vous ignorez ces personnes qui ne sont que des options dans votre vie. Pourquoi votre vie doit-elle seulement se composer de personnes à qui vous confiez tout, que vous considérez comme votre cercle infaillible ? Ne sombrez pas dans la nostalgie car la vie continue, avec vos amis de jeunesse, mais d’autres amis apparaissent. Mais vous ne semblez pas voir le lien qu’ils vous offrent sans conditions (quoique, dans mon cas, une amitié réelle se mérite). Ne soyez pas élitistes dans vos amitiés. Et je dis cela aussi pour moi.

Indulgence. Je dois appliquer davantage de couches d’indulgence dans ma vie. C’est assez dur quand on est une éternelle insatisfaite.

Hiver. Tombe de mes sourires d’enfant. Cimetière de mes espérances. Cercueil-forteresse de ma mélancolie. J’aimerais tellement pleurer, me noyer dans ce lac de glace, geler jusqu’au prochain printemps. Offrir ma vie de guerrière à la Dame du Lac. Je n’ai eu de cesse de me battre. Cela ne m’apporte sûrement rien. Ma fierté est violentée, battue aux vents, effacée par l’ignorance de leurs regards. De leurs regards vitreux et conventionnels.

Chaque jour est devenu un combat, constamment le même ou presque. Ne pas tomber dans l’oisiveté du coucher prolongé, ne pas craquer, ne pas adopter une position nonchalante et indécise. Combattre les doutes et repousser les bras déchiquetés des fantômes passés qui souhaitent nous aspirer tels des trous noirs.

Je me suis battue. Je me bats. Pourrais-je me battre et enfin gagner ?

L’hiver et cette malédiction sont mes combats quotidiens, presque religieux. Je ne suis pas sûre de gagner le Valhalla. Et moi qui m’appelle Sighild, c’est un comble !

PS : il fallait bien que je termine ce billet par une touche d’humour. Car oui j’ai de l’humour, mais peu en profite. Comme quoi, sous ce vernis épais et sombre, savez-vous réellement qui je suis ?

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À propos de Sighild

Une Celte passionnée, analysant parfois trop mais pour approcher toujours plus la sagesse, curieuse et toujours avec des idées parfois farfelues. Végéta*ienne, mélomane, poétesse et renouant (autant que possible) avec la Nature et ses cycles. Ce blog est mon repaire, parfois un peu fantasque, échevelé, alambiqué et souvent très spontané. A vegetarian/vegan Celtic lady, roaming on the Earth and a stargazer, passionate, sensitive, sometimes a warrior. This blog is my lair where I play with concepts, words, thoughts and dreams.

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