Baudelaire auf Deutsch

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TOTENREUE.

Senkt man dich, schöne Düstre, einst hinab,
Und schläfst du unterm schwarzen Marmorstein,
Und nennst auf dieser Erde nichts mehr dein
Als jene finstre Höhle, die dein Grab,

Und drückt der schwere Stein, den man dir gab,
Den Busen dir, die Hüften schlank und fein,
Dämmt er des Herzens Schlag und Willen ein,
Grenzt er den Abenteurerweg dir ab,

Dann spricht das Grab, dem ich mein Leid vertraut,
Zu dir in langer, schlummerloser Nacht:
Das Grab versteht des Dichters Schmerzenslaut

»Was nützt’s, du Törin, dass du nie bedacht,
Was weinend Tote noch im Grab beklagen?«
Wie Reue wird der Wurm am Fleisch dir nagen.

Charles Baudelarie, Les Fleurs du Mal

Je suis tombée un peu par hasard sur cette traduction, mais impossible de trouver le poème équivalent, en tout cas dans mes souvenances pulvérulentes…

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À propos de Sighild

Une Celte passionnée, analysant parfois trop, curieuse et toujours avec des idées parfois farfelues. Végétarienne, mélomane, poétesse et renouant avec la Nature et ses cycles. Ce blog est mon repaire, parfois un peu fantasque, échevelé, alambiqué et souvent très spontané. A vegetarian Celtic lady, roaming on the Earth and a stargazer, passionate, sensitive, sometimes a warrior. This blog is my lair where I play with concepts, words, thoughts and dreams.

"

  1. Remords posthume

    Lorsque tu dormiras, ma belle ténébreuse,
    Au fond d’un monument construit en marbre noir,
    Et lorsque tu n’auras pour alcôve et manoir
    Qu’un caveau pluvieux et qu’une fosse creuse ;

    Quand la pierre, opprimant ta poitrine peureuse
    Et tes flancs qu’assouplit un charmant nonchaloir,
    Empêchera ton coeur de battre et de vouloir,
    Et tes pieds de courir leur course aventureuse,

    Le tombeau, confident de mon rêve infini
    (Car le tombeau toujours comprendra le poète),
    Durant ces grandes nuits d’où le somme est banni,

    Te dira :  » Que vous sert, courtisane imparfaite,
    De n’avoir pas connu ce que pleurent les morts ?  »
    – Et le ver rongera ta peau comme un remords.

    Tu touches à un des auteurs que je m’approprie le plus facilement 😉

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